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Pas de sanction contre Anthony !! Ecrivons massivement a la ministre !!

Suitr au conseil de discipline convoqué le 21 juillet 2020, Anthony risque uns sanction lourde. Il revient maintenant à la ministre du travail, Elisabeth Borne, de trancher.

La mobilisation continue ! La ministre ne doit pas sanctionner !

L’intersyndicale a demandé a être reçue en urgence par Elisabeth Borne, ministre du travail.

Pour envoyer en masse un message au cabinet de la ministre toutes les infos ICI

Retrouvez également l’intervention de Bernard Thibault, représentant des travailleurs.euses à l’OIT et défenseur d’Anthony au conseil de discipline. ICI

ainsi que la déclaration des élu.es CGT et SUD siégeant au conseil de discipline. ICI

Le ministère du travail veut sanctionner lourdement Anthony Smith ! Nous ne laisserons pas faire ! communiqué intersyndical CGT-SUD-FSU-FO-CNT ICI

SIGNER LA PETITION

Communiqué de presse du 21 juillet 2020

Après 97 jours de suspension Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, était cet après-midi reçu par les services du Ministère du travail lors d’un conseil de discipline. 
En marge de ce conseil de discipline des centaines de personnes sont venues apporter leur soutien à Anthony Smith et exprimer leur attachement au métier d’inspectrices et d’inspecteurs du travail lourdement attaqué depuis des années.
C’est avec une immense colère que nous apprenons ce soir que le Ministère du travail propose deux sanctions à l’encontre d’Anthony Smith. À savoir soit une exclusion de 3 mois soit une mutation d’office. La décision revient désormais a la ministre.
Cette proposition est absolument scandaleuse alors même qu’aucune charge ne repose sur Anthony Smith. En réalité la seule chose dont Anthony soit coupable c’est d’avoir fait correctement son travail !  Nous ne laisserons pas faire ! 
Le comité de soutien d’Anthony Smith appelle à poursuivre et à amplifier la mobilisation pour obtenir l’abandon total des poursuites et sa réintégration sans sanction !


Tribune « Aux côtés d’Anthony Smith, des inspecteurs du travail et des travailleuses de l’invisible »


La compagnie du LACSE nous a soumis cette bande-annonce. Merci pour cette libre reconstitution de l’affaire Pénicaud. Toute ressemblance avec des situations ou personnages ayant réellement existé est parfaitement volontaire.

Depuis le 15 avril 2020, Anthony Smith, inspecteur du travail du département de la Marne, ancien secrétaire général de la CGT TEFP et membre de son bureau national, représentant des inspecteurs·trices du travail au Conseil national de l’inspection du travail, ne peut plus exercer ses missions de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs·euses. Il a en effet été mis à pied par la Ministre du travail, Muriel Pénicaud, et fait l’objet d’une procédure disciplinaire.Que lui est-il reproché ? Selon le ministère du travail, d’avoir « méconnu de manière délibérée grave et répétée les instructions de l’autorité centrale du système d’inspection du travail concernant l’action de l’inspection durant l’épidémie de COVID 19 ». En fait, après le rappel des obligations légales resté sans effet, d’avoir initié sans l’aval de sa hiérarchie une procédure de référé afin que soit prescrit notamment l’utilisation de masques pour les salarié·e·s d’une structure d’aide à domicile, particulièrement exposé·e·s au COVID 19 du fait de leur activité, et d’avoir adressé des lettres de rappel de la règlementation à d’autres entreprises de son secteur demandant là encore notamment la fourniture d’équipements de protection individuelle pour les travailleurs·euses. 

Depuis le début de la crise sanitaire que nous traversons, l’orientation du gouvernement est la poursuite de l’activité économique à tout prix, et quel qu’en soit le coût pour les salarié·es. L’inspection du travail est perçue comme un obstacle à cette orientation, qu’il s’agit de mettre au pas. A cette fin, le ministère du travail est prêt à toutes les dérives et n’hésite pas à violer allègrement les textes nationaux et internationaux, notamment la convention n°81 de l’Organisation internationale du travail, qui rend les agent·e·s de l’inspection du travail indépendant·e·s «de toute influence extérieure indue» et leur confère le droit de décider librement de leurs interventions et des suites qu’ils y donnent. Or l’article L. 4732-1 du code du travail prévoit bien que l’inspecteur du travail peut décider seul de saisir le juge des référés. 

La mise à pied d’Anthony Smith, intervenue à la demande directe de l’employeur visé par l’assignation en référé et de responsables politiques locaux, dont le président du conseil départemental, est un condensé de ces dérives et de la politique à front renversé que mène le gouvernement. Plutôt que de sanctionner, le rôle du ministère du travail devrait être de protéger les agent·e·s qui, dans ces circonstances difficiles, agissent conformément au droit du travail pour préserver la santé des salarié·e·s.

C’est pourquoi nous, responsables politiques, syndicalistes, militant·e·s, associatif·ves, féministes, artistes, intellectuel·le·s, exigeons ensemble la réintégration immédiate d’Anthony Smith et l’abandon de toute procédure disciplinaire à son encontre.

Nous affirmons que dans ces circonstances exceptionnelles ou des centaines de milliers de salarié·e·s exposent quotidiennement leur santé et leur vie, l’inspection du travail doit avoir les moyens de contrôler en toute indépendance le respect des règles de santé et de sécurité.