Depuis le début de la crise du coronavirus, Muriel Pénicaud, s‘est distinguée par son absence de culture dans le domaine dont son ministère devrait avoir la charge.

Depuis le début de la crise du coronavirus, Muriel Pénicaud, s‘est distinguée par son absence de culture dans le domaine dont son ministère devrait avoir la charge. Elle a d’abord réussi l’exploit de se mettre les employeurs du BTP à dos en voulant leur imposer la reprise des travaux au péril de la santé de leurs salariés. Risée des juristes spécialistes du droit du travail – mais même des étudiants en Licence à ce niveau-là – elle a ensuite soutenu que seule pèse, sur les employeurs, une obligation de moyen en matière de santé et de sécurité au travail. Probablement a-t-elle confondu obligation de moyen et obligation de moyen renforcé… C’est si proche. Mais le meilleur apophthegme pénicesque restera sans doute sa lecture toute personnelle des dispositions relatives au droit de retrait et, notamment, sa façon de fouler au pied le principe de la séparation des pouvoirs en ce domaine.

Attaquer l’état de droit par une communication grotesque n’a semble-t-il pas été suffisant pour celle qu’on hésite désormais à appeler « Ministre » tant elle se soucie mal de son propre ministère. Elle et ses commis, depuis les services déconcentrés de la Marne jusqu’aux pathétiques sommets de la hiérarchie centrale, se sont senti autorisés, par on sait quelle divinité, à commettre un délit d’obstacle aux devoirs d’un collègue. On apprend ainsi qu’Anthony Smith, inspecteur respecté de ses pairs, reçoit une lettre de cachet le suspendant de ses fonctions pour avoir… fait son travail. En apprenant la manœuvre d’ancien régime, ma première réaction fut la stupéfaction. On a toujours du mal à croire l’incroyable. Après vérification des faits et confirmation de la forfaiture, la surprise céda la place à la colère. Brulante colère de constater que la clique est à ce point enfermée dans son idéologie qu’elle est capable de mettre en danger la vie de salariés pour soutenir sa propagande. Ardente colère d’apprendre que c’est sur un des meilleurs d’entre nous que s’abat la sentence. Mais aussi saine colère qui permet de voir par ce pantomime la sève pourrie qui coule dans les veines de ces gens-là.

A voir l’ampleur de la mobilisation derrière Anthony, bien au-delà du petit monde du Ministère du travail, j’en conclus que cette colère est largement partagée. Elle se nourrit de chaque attaque, de chaque geste de mépris, de chaque humiliation. Qu’ils se méfient ceux qui jouent à ce jeu dangereux car ils doivent comprendre que l’heure est aux responsabilités. A trop attiser le feu sous la cocotte-minute sociale elle risque d’exploser et de faire des dégâts.

Un inspecteur du travail

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